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Architecture de l’information

L’architecture de l’information est un processus itératif ajusté en fonction de rétroactions citoyennes et d’évolutions contextuelles. Elle se concentre sur l’organisation, la structure et la catégorisation du contenu pour créer des parcours clairs, englobant la navigation, la recherche, le filtrage, et bien plus.

Ce processus vise à résoudre les défis fréquents liés aux débats internes en proposant une approche méthodique. Son but est d’harmoniser les besoins des citoyennes et des citoyens avec la vision organisationnelle.

Les objectifs de l’architecture de l’information incluent :

  • Compréhension des citoyennes et citoyens : avant de créer, il faut comprendre ce que veulent les citoyennes et citoyens. Cette étape guide les choix de conception.
  • Clarté et compréhension : une bonne architecture se reconnaît par des libellés clairs.
  • Simplicité : l’architecture doit présenter l’information de façon simple, évitant les complications qui pourraient confondre les citoyennes et citoyens.
  • Extensibilité : pour perdurer, l’architecture doit permettre l’ajout ou le retrait des éléments en fonction des besoins changeants.
  • Cohérence : créer une expérience cohérente est essentiel. Cela concerne la stratégie de contenu, les prototypes et l’interface utilisateur, renforçant ainsi la crédibilité de la plateforme.

Bonnes pratiques en architecture de l’information gouvernementale

L’architecture de l’information des sites gouvernementaux est adaptée selon les pratiques axées sur les services publics. Voici 7 pratiques axées sur les services publics destinés aux citoyens :

  • Utiliser les schémas mentaux des citoyennes et citoyens : éviter de reproduire l’organigramme interne. Privilégier une approche citoyenne et une expérience conviviale.
  • Optimiser l’emplacement des pages : éviter la duplication du contenu dans différentes catégories en favorisant une navigation fluide grâce à une organisation logique.
  • Éviter la confusion : limiter les éléments de navigation et les incitations à l’action en utilisant une taxonomie claire. Si le contenu est long, le diviser en sous-pages peut être utile.
  • Personnaliser pour différents groupes : adapter l’expérience utilisateur en définissant des parcours spécifiques pour des groupes distincts (journalistes, personnes en recherche d’emploi, etc.), améliorant ainsi la pertinence de l’information.
  • Éviter les FAQ : éviter les pages de questions fréquemment posées, souvent longues et redondantes, et favoriser une structure plus adaptée. En complément, l’article « Pourquoi il ne faut pas faire de foires aux questions » Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. offre une perspective approfondie sur le sujet.
  • Centraliser les multiples sites : regrouper le contenu sur un seul site pour éviter la duplication, améliorer le référencement et faciliter la gestion.
  • Ne pas dépendre de la recherche interne : malgré son utilité, la recherche ne remplace pas une architecture solide. La plupart des utilisateurs préfèrent naviguer avant de recourir à la recherche.

Processus recommandé pour élaborer une architecture de l’information

Le processus d’élaboration d’une architecture de l’information peut être simplifié en 5 étapes clés : 

  1. Collecter les besoins des utilisateurs.
  2. Analyser les tâches prioritaires.
  3. Explorer les schémas mentaux avec un tri de cartes ouvert.
  4. Élaborer une arborescence.
  5. Valider une arborescence avec un test d’arborescence.

Collecter les besoins des utilisateurs

La première étape consiste à recueillir les besoins spécifiques des utilisateurs par le biais d’une recherche approfondie. Comprendre leurs attentes, leurs questionnements et leurs objectifs fournit la base nécessaire pour orienter la conception de l’architecture.

Plusieurs méthodes se révèlent utiles pour faciliter la collecte des besoins des utilisateurs (les liens suivants sont en anglais uniquement) : entretiens utilisateurs Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., observation contextuelle Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., questionnaires en ligne Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., analyse des données analytiques Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., cartes d’empathie Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., personas utilisateurs Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., etc. Des fascicules sur la méthodologie d’expérience client sont aussi disponibles dans la Communauté de pratique gouvernementale en expérience client (CX) Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Analyser les tâches prioritaires

Une analyse minutieuse des tâches prioritaires permet de déterminer les actions les plus importantes pour les utilisateurs. Cela guide la création d’une architecture focalisée sur les éléments cruciaux pour une expérience utilisateur réussie.

Diverses approches peuvent vous soutenir pour progresser dans l’analyse des tâches prioritaires (les liens suivants sont en anglais uniquement) : analyse de scénarios Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., cartographie des parcours utilisateurs Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., analyse de la concurrence Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., etc.

Explorer les schémas mentaux avec un tri de cartes ouvert

Le tri de cartes ouvert est une méthode de conception centrée sur l’utilisateur où les participants sont libres d’organiser des cartes d’information non catégorisées selon leurs propres schémas mentaux.

Voici les principales informations concernant le tri des cartes à ouvert :

  • Fonction : Le tri de cartes ouvert est idéal en début de projet pour explorer la compréhension naturelle des utilisateurs et découvrir de nouvelles structures ou catégories.
  • Déroulement : Dans ce type de tri de cartes, les utilisateurs sont libres d’organiser les cartes comme ils le souhaitent, sans contraintes de groupes prédéfinis. Il offre une flexibilité maximale, permettant aux utilisateurs de créer leurs propres catégories en fonction de leur compréhension et de leurs besoins.
  • Nombre de cartes : Le tri de cartes ouvert est généralement utilisé avec un nombre limité de cartes en raison de la complexité potentielle lors de l’analyse des résultats (maximum 30 cartes).
  • Types de données : Il nécessite une analyse approfondie pour identifier les tendances émergentes et les préférences des utilisateurs. L’outil utilisé (par exemple : Optimal Workshop) permet de regrouper des éléments similaires et de décider des sections principales.
  • Résultats attendus : L’objectif est d’avoir environ entre 3 et 6 groupes de contenus principaux pour éviter une surcharge cognitive chez les utilisateurs.

Élaborer une arborescence

Les résultats du tri de cartes ouvert doivent être organisés dans une arborescence claire et logique. Cette étape transforme les données brutes en une structure hiérarchique facilitant la navigation, alignée sur les besoins et les priorités des utilisateurs :

  • Identification des sections principales : déterminer les sections principales en regroupant les éléments similaires. L’objectif est d’avoir entre 3 et 6 groupes pour éviter une surcharge cognitive.
  • Définition des sous-sections : pour chaque section principale, identifier les sous-sections pertinentes en utilisant les données du tri de cartes. Cela contribuera à une hiérarchie plus détaillée.
  • Priorisation des contenus : hiérarchiser les contenus en fonction de leur importance et de leur fréquence d’utilisation par les utilisateurs.
  • Création d’une structure hiérarchique : organiser les sections et sous-sections dans une structure hiérarchique claire. Il faut s’assurer que la navigation reflète les besoins et les priorités des utilisateurs. Il est recommandé d’utiliser un outil (par exemple : Xmind ou draw.io) pour créer une arborescence visuelle ; cela offre une représentation graphique claire de la structure.

Valider une arborescence avec un test d’arborescence

Le test d’arborescence est une méthode d’évaluation de la structure hiérarchique d’un site web. Il consiste à présenter aux utilisateurs un ensemble d’objectifs spécifiques, tels que la recherche de pages ou l’accomplissement de tâches particulières.

Voici les principales informations concernant le test d’arborescence :

  • Fonction : Les objectifs du test d’arborescence incluent l’évaluation de la capacité des utilisateurs à trouver des pages spécifiques dans la hiérarchie existante. Il vise à identifier la convivialité de la structure et à déterminer si les utilisateurs peuvent atteindre rapidement leurs objectifs.
  • Déroulement : Le test d’arborescence, contrairement à d’autres méthodes, offre une flexibilité limitée aux participants. Ils doivent suivre les chemins prédéfinis, évaluant ainsi leur capacité à naviguer efficacement dans la structure existante.
  • Nombre de libellés : Le nombre de libellés correspond au nombre d’éléments dans l’arborescence à tester. Il dépend de la complexité du site et de la diversité des tâches à évaluer.
  • Types de données : L’analyse des résultats implique l’évaluation du succès des participants dans la réalisation des tâches assignées, la rapidité de leur exécution et la pertinence des chemins empruntés.
  • Résultats attendus : Les résultats souhaités incluent une identification des points forts et des faiblesses de l’arborescence existante, permettant des ajustements visant à améliorer l’expérience utilisateur et à garantir un accès intuitif aux informations essentielles du site.

Il est aussi possible de valider une arborescence en réalisant un tri de cartes fermé. Contrairement au tri de cartes ouvert, le tri de cartes fermé guide les participants dans la classification de cartes en leur proposant des catégories prédéfinies, avec la possibilité de trier jusqu’à 60 cartes. Cette approche structurée facilite l’évaluation d’une architecture existante tout en offrant des résultats plus quantifiables. L’ajout d’une catégorie « Je ne sais pas » permet de cerner les incertitudes des utilisateurs, identifiant ainsi des défis potentiels.

Dernière mise à jour : 16 janvier 2024

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